Fremde, étranger, stranger... Glücklich zu sehen, je suis enchanté, happy to see you... im Kabarett, au cabaret, to cabaret...
Hier j'ai reçu mon cadeau de noël : des places dans le Kit Kat Klub pour voir Cabaret aux Folies Bergères.
A ma gauche, Christophe, à ma droite, Arturo Brachetti et son rire gutural, devant, à un mètre de notre table, les comédiens, chanteurs et danseurs, du cabaret berlinois de la Nollendorfplatz (aujourd'hui quartier de la communauté gay de Berlin) reconstitué. Je n'aurai qu'un mot : GE-NIAL.
En résumé, y sont décrites les moeurs berlinoises de l'entre-deux guerres (une sorte d'enclave de liberté absolue au pays de l'ordre bavarois), tandis que les idées nazies (qui l'est et qui ne l'est pas ?) cheminent doucement dans la petite société festive berlinoise, le tout oscillant entre le décor du Kit Kat Klub et celui d'une pension de famille où cohabitent les filles du cabaret, un romancier américain et un épicier juif.
Aujourd'hui le Kit Kat Club existe au Metropol, club branché de la Nollendorfplatz. C'est toujours un endroit subversif de la vie nocturne berlinoise où je n'ai jamais mis les pieds, forcément, le dress code olbige d'être "habillé" d'une certaine manière pour entrer.
