Le contrat !Hier nous avons vu le notaire pour discuter du choix de notre future regime matrimonial...
Notre choix ne regarde que nous, mais voici quelques infos sur les différents régimes.
Régime de la communauté d'acquêts
C'est le régime que les époux acquièrent d'office en se mariant s'ils n'ont pas fait de contrat de mariage. Chaque époux conserve comme biens personnels :
les biens qu'il possédait avant son mariage ;
les biens qui lui ont été donnés durant le mariage ;
les biens dont il a hérité pendant le mariage.
La communauté ne comprend que les biens qui ont été achetés pendant le mariage.
Chacun des époux est seul responsable des dettes faites par lui, les dettes faites pour l'éducation des enfants ou l'entretien du ménage restant à la charge des deux époux. Chacun des époux a le pouvoir d'administrer seul les biens communs. Toutefois, un époux ne peut pas faire une donation portant sur un bien de la communauté, sans l'accord de son conjoint. De même, les époux ne peuvent pas, l'un sans l'autre, vendre, donner en usufruit ou en garantie des biens tels que : immeubles, fonds de commerce, exploitations...
Ce régime permet à l'époux qui souhaite créer un fonds de commerce pendant le mariage d'avoir l'assurance que ce bien appartienne en commun aux deux époux. Il permet également aux époux de constituer un patrimoine commun dont le conjoint survivant recueillera la moitié, au moment du décès.
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Les régimes nécessitant un contrat de mariage devant notaire :
Régime de la communauté de meubles et acquêts
Chaque époux conserve comme biens personnels :
les immeubles qu'il possédait avant son mariage ;
ceux qui lui sont donnés ou dont il hérite pendant son mariage.
Les deux époux peuvent décider de gérer ensemble les biens (dans ce cas la signature des deux époux est indispensable lors de chaque décision).
Régime de séparation des biens
Chaque époux reste indépendant du point de vue juridique et financier. Aucune communauté n'existe entre eux. Chaque époux fait seul ce qu'il veut de ses biens (gestion, vente...) et est responsable de ses propres dettes.
Ce régime est intéressant pour les commerçants, les dettes du commerçant ne pouvant être exigées du conjoint.
Ce régime issu généralement d'un contrat de mariage ou d'un changement de régime, peut également résulter d'une décision du juge du tribunal de grande instance, consécutive à une séparation de corps.
Régime de participation aux acquêts
Pendant toute la durée du mariage, le régime est semblable à celui de la séparation de biens. Mais à la fin du mariage (divorce ou décès), chacun a droit à la moitié en valeur des acquêts nets de l'autre, c'est-à-dire de la différence entre ce qu'il possède à la fin et ce qu'il possédait au début, les biens acquis par donation ou succession n'étant pas pris en compte.
Ce régime est intéressant pour les couples dont l'un des membres exerce une profession indépendante présentant des risques financiers. En effet il assure à l'entrepreneur une autonomie de gestion en préservant le conjoint des poursuites des créanciers de l'entreprise. A la dissolution il associe les époux à leurs enrichissements mutuels.
Régime de la communauté universelle
Les époux conviennent que tous leurs biens, de quelque nature qu'ils soient ou d'où qu'ils proviennent, seront communs, y compris les dettes. Les époux n'ont plus aucun bien personnel.
Ce régime est fiscalement avantageux, pour le conjoint survivant au moment de la succession, puisqu'il reçoit l'ensemble des biens, avec une clause d'attribution intégrale. Système idéal pour les conjoints sans enfants puisqu'il protège le conjoint survivant d'héritiers malveillants.
Message déposé le 07.06.2008 à 19:49 - Commentaires (0)
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