Monte Alban et Oaxaca la coloniale (se prononce ouaraca)
Direction Monte Alban en passant par la forêt de cactus, ses fourmis rouges et ses crotales. On nous fait d'ailleurs comprendre que sortir des sentiers battus c'est mal!!
Des cactus partout, sur des milliers de km carrés et une route sinueuse, la panamerica, qui longe des ravins vertigineux.
Petite anecdote de Raul, notre guide, qui nous raconte comment un bus de touristes s'est écrasé dans un de ces ravins sans connaître aucun blessé....Que des morts. Nous sommes tous morts de rire pour le coup!
Nous arrivons en début d'après midi sur le site de Monte Alban, impressionnant pour bien des raisons.
La 1ère, c'est que le peuple qui à construit ce site a rasé à mains nues le sommet d'une montagne: pas d'explosifs, pas de roue, pas de cheval, seulement à la force des bras et à dos d'homme!
2ème raison, c'est qu'ils ont charrié des tonnes de pierres depuis la vallée et les montagnes proches, jusqu'au sommet du site et là, pour avoir circulé un peu, ça relève du miracle!!!
La 3ème, c'est que ce peuple pratiquait une médecine performante, connaissait l'anesthésie et vénérait les tares physiques et mentales comme un cadeau des Dieux. Pour preuve, les stèles des "danseurs" représentant ces personnes déjà "différentes" mais tellement mieux traitées que dans notre société...
Enfin, on vous laisse juger de la magnificence du site.
Nous voilà loin de Mexico et de sa pollution maintenant: l'air pur et les rues touristiques de Oaxaca nous tendent les bras.
Très animée, la ville nous surprend par sa richesse:
moins de bidonvilles, plus de commerces et une architecture coloniale omniprésente.
Une visite de la cathédrale s'impose et là encore, on est loin de la décoration épurée de nos églises: de l'or partout, des statues colorées, des toiles de maîtres et surtout, des croyants!!!
En pleine montagne, les nuits sont fraîche, contrairement à la journée mais nous profitons pleinement de cette ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.