Depuis l'Antiquité, pour sceller leur engagement, les jeunes gens s'échangent un anneau, signe de fidélité.
Ce rite a d'abord pris place aux fiançailles, puis progressivement, lors de la cérémonie du mariage.
En effet, dans la Rome antique , ce n'est pas un anneau de mariage, mais un anneau de fiançailles. La remise de l'anneau, au cours d'une cérémonie familiale, est une promesse de mariage.
C'est le symbole d'une alliance entre deux familles. Au Moyen Age, à partir 12ème siècle, dans le rite du mariage religieux, après l'échange des consentements, le prêtre bénit et remet l'anneau. Jusqu'au 19ème, c'était la femme qui portait l'anneau.
Ce n'est qu'a partir du milieu du 19ème, que l'homme aussi le porte.
Selon une croyance égyptienne qui nous a été transmise par les Romains, une veine relierait l'annulaire de la main gauche au coeur, la veina amoris, d’où l'idée de passer un anneau pour la protéger. De là vient la tradition de porter son alliance plutôt à ce doigt.
A l'image de l'anneau antique qui était en fer, l'alliance restera toujours sobre, même si elle est maintenant en or ou en argent. Solides et pures comme l'or, parfaites comme le cercle, elles rendent visibles la force et la fidélité d'un amour qui veut s'engager dans une alliance sans retour. En France, on porte l'anneau à la main droite et plus tard à partir du XVI et XVIIe siècle c'est à la main gauche à cause des travaux manuels. Aujourd'hui encore la bague d’or ou d’argent, symbole de l’union contractée par le mariage portée dans la plupart des pays européens à l'annulaire gauche (excepté par exemple en Allemagne ou en Espagne où elle se porte à l'annulaire droit).
