Pourquoi se marier ?
Quand on s’aime, on voudrait que cela dure, longtemps et même toute la vie. Deux enquêtes différentes montrent que, sur une période de 10 ans, les couples non-mariés se séparent six fois plus que ceux qui se sont mariés. Une bonne raison de s’interroger sur ce que cela change de se marier. Où est le plus ? en quoi est-ce une chance de durer ?
Décider de se marier, c’est prendre la décision de construire sa vie ensemble, et pas seulement s’installer progressivement dans une vie à deux comme c’est souvent le cas : on commence par une nuit, deux nuits chez son amoureux(se), on apporte quelques affaires, on déménage le reste mais on ne sait pas toujours bien quand et comment la décision s’est prise. Elle n’est pas dite et encore moins fêtée.
Se marier c’est se promettre de durer ensemble. Faire une promesse à haute voix, c’est décider de la tenir, c’est donc unir la volonté et le sentiment : je veux continuer à t’aimer même quand nous rencontrerons des contrariétés. On peut s’appuyer sur une décision et une promesse, y revenir pour affronter des difficultés.
Faire cette promesse en public, devant témoins, c’est donner une objectivité au lien intime et secret de l’amour. Il s’inscrit dans la mémoire, dans une histoire. Se marier c’est aussi s’inscrire dans un cadre qui existait avant soi.
Se marier, c’est reconnaître aussi qu’on n’est pas les seuls acteurs de ce lien, que la société des amis, des membres de la famille, l’accueillent, le protègent , le soutiennent. C’est ainsi ne pas croire à notre toute- puissance dans l’amour, reconnaître que, pour faire vivre ce lien, on peut avoir besoin de soutien et d’aide. Ce n’est pas une assurance tout risques, mais cela peut aider à gérer les difficultés dans de meilleures conditions.
Enfin se marier, c’est s’engager à offrir aux enfants une relation durable avec ses deux parents. Bien sûr l’accident et la rupture restent possibles, mais le projet parental a plus de force et rassure davantage les enfants quand ils savent leurs parents engagés et portant le même nom que lorsqu’on laisse ouverte par principe l’hypothèse de la précarité du couple.
