A Virginie, mon ombre.
Cent jours.
A t’attendre sur les marches de la mairie,
Mon cœur a tout le temps de s’emballer.
Progressivement, les préparatifs grignotent nos intimités :
Faire-part, menu, liste d’invités, tenue de rigueur, le coiffeur,
La musique, le maquillage, les animations, la décoration.
Nos corps virevoltent déjà au son d’une valse
Et nous ne sommes pas encore soudés l’un l’autre.
Cent jours.
Pour s’imaginer, pour s’introniser mari et femme,
Pour décider si oui si non,
Choisir une note à l’unisson et …
Partir main dans la main vers notre destin.
Enfin cueillir les roses qui parfumeront notre lit douillé
De couple marié.
Cent jours.
Pas un de plus, je ne saurai t'attendre.
Tu ne dors déjà plus Cendrillon,
Ton esprit trop occupé par la cérémonie,
Tu oublies de me dire « Je t’aime ».
Peu m’importe, puisque qu’au bout du parchemin,
Nos signatures s’uniront à jamais :
Dans cent jours
Bruno
