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Notre-Blog

Notre carnet de mariage

Patou et Luca

Mariage le 28 juillet 2007

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Depuis notre grand jour

NOUS NOUS AIMONS à LA FOLIE ET LE

NOUS NOUS SOMMES MARIéS!!
VOICI NOTRE BLOG FRANCO-ITALIEN DES PRéPARATIFS DU PLUS BEAU JOUR DE NOTRE VIE



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Une page de notre histoire

Le jour J

LE FILM OFFICIEL EST GéNIAL!

Nous l'avons récupéré en fin de semaine dernière.
Il est vraiment superbe!A part que j'arrète pas de pleuré quand je le regarde,surtout le moment ou Luca et moi nous embrassons à mon arrivée.
Par contre j'aurais aimer vous faire partagé quelques passages mais je n'arrive pas à le mettre sur l'ordi.
Photo illustrant LE FILM OFFICIEL EST GéNIAL!

UNE AUTRE DE NOTRE ENTRéE

Tous les invités avaient la serviette à la main et l'a faisait tournée au dessus de la tète sur une musique entrainante,pendant que nous nous entrions dans la salle,ça a été trop beau à voir pour nous!Pensez un peu,200personnes qui font ça ensemble....nous,nous savions que l'entrée serait comme ça et d'entendre de dehors l'animateur crié:les Français?et eux qui répondaient en criant ouaiiiii,puis,les Italiens?et eux qui faisait de mème,j'en avais la chair de poule!il les a agités à bloc!
Photo illustrant UNE AUTRE DE NOTRE ENTRéE

MESSAGE PAR MON FRèRE éCRIT APRèS LE MARIAGE,TRèS éMOUVANT,JE N'ARRIVE PAS à LE LIRE SANS PLEURé!IL PARLE DE NOTRE FAMILLE QUI A QUITTé L'ITALIE,LEUR VILLAGE,POUR UNE VIE MEILLEURE,LE MèME VILLAGE OU J'AI DéCIDé DE ME MARIéE ET CE QUE J'Y EST RESSENTIE A VRAIMENT éTé AU DELà DE TOUT CE QUE JE PENSAIS.

Regard d'enfant

Aujourd'hui, c'est dimanche, le 12 août 2007 vers 16h00 là où je me trouve.
Je suis ici, loin de chez moi, et je pense à cette belle journée que nous avons passé tous ensemble; que j'ai passé avec vous tous.
C'est une journée qui est allée un peu vite, comme toutes d'ailleurs, mais j'ai fait de mon mieux pour l'apprécier comme il se doit.
Lors du repas, on m'a donné l'occasion de faire un petit discours mais ce n'était pas évident du tout que de parler devant tant de personnes et il fallait faire vite, toujours vite. Alors, j'ai essayé de résumer mon laïus et je n'ai pas pu dire tout ce que j'aurais voulu, on ne parle pas devant les invités sans réfléchir.
Je vous dirais que pour moi, c'était très difficile de "remplacer un instant" notre cher père, afin d'accompagner la future mariée devant le maire.
J'ai pensé, et je me suis imaginé ce que doit ressentir un père lorsqu'il voit naitre sa fille, la voit grandir, l'élève de son mieux et lui souhaite tout ce qu'il y a de meilleur tout le long de sa vie, lorsqu'il l'accompagne devant le maire, le curé (pour ceux qui veulent).

Patricia m'a dit qu'elle pensait à son papa, comme moi d'ailleurs, au moment de descendre les marches de chez elle pour monter dans la belle voiture que conduisait son ami. Elle trouvait que c'était trop dur. Nous y avons aussi pensé, surtout, lorsque nous sommes arrivés dans le village où tant de monde nous attendait, où les souvenirs nous attendaient aussi, pour nous accompagner tout le long de cette belle cérémonie et de cette belle journée.

Alors que nous nous trouvions devant le maire, qui nous a accueilli chaleureusement comme si nous étions des siens, il nous a lu ce jolie poème écrit par une institutrice avant la première guerre mondiale, il me semble (ou entre les deux guerres, mais je n'en suis pas certain), j'ai senti en moi une grande émotion et le film de ma vie, de notre vie est passé devant moi, autour de moi, en moi.
Je dois vous dire que cette émotion, des plus intenses, était difficile à contenir. N'étant pas tout seul dans cette salle, il a fallu redoubler d'effort.
J'ai pensé à tous ces gens qui ont vécu ici et qui sont partis loin de chez eux pour trouver mieux ailleurs.
J'ai pensé, ensuite, à ceux s'en sont allés dans le repos éternel, comme une feuille se détache de sa branche lors d'une douce journée d'automne.
J'ai pensé à tous les gens de ma famille que j'ai perdu, et beaucoup d'entre vous les ont connu.
J'ai pensé à ma vie à leur côté.
J'ai pensé que c'était bien de les avoir connu mais que c'était triste de les avoir vu partir pour toujours.
J'ai pensé à mon cher père qui me manque et qui aurait pu être là.
J'ai pensé à Marie-Jeanne, que j'ai vu un soir sur son lit d'hôpital, pour ne plus jamais la revoir le lendemain parce qu'elle s'en était allé rejoindre nos anciens, dans
un autre monde.
J'ai pensé à Pierrot, Jacqueline, Jacky, Nardeli, "toine", "Carlettù", Marie, Félicie, "Nottù", "ginotte", "Goinin".
J'ai pensé à "Bastian" lorsqu'il a quitté son hameau pour aller défendre sa patrie là haut sur les monts et lorsqu'il a de nouveau quitté sa terre pour d'autres horizons lointains et pour chercher une vie meilleure.
J'ai pensé aussi à "Anna" qui a tant souffert, surtout au début et à la fin de sa vie. Tous deux étaient nés dans ce village.
J'ai pensé à mes deux autres grands-parents, "Margo" et "Budin".
J'ai pensé à tous les autres, bien évidemment, qui comptaient autant; je ne peux écrire leur prénoms tellement il y en a.
Nous étions une grande famille et la vie parmi eux était douce. Je la voyais avec un regard d'enfant.
J'ai pensé à nos morts, ces absents qui ne pouvaient être présents physiquement. C'était comme un hommage.
Et pour les vivants?
Ils étaient là et nous nous sommes tous retrouvés. C'était un vrai bonheur, un immense bonheur.
Quand nous aurons 90 ans, notre visage aura changé mais nos yeux? auront-ils changé? verront-ils toujours les choses de la même façon où ils verront ce qu'ils interprèteront?
Je pense que chacun de nous doit faire de son mieux pour continuer à préserver ce regard d'enfant. Je crois que c'est lorsque l'on commence à réaliser où nous nous trouvons et où nous allons qu'il faut faire le nécessaire pour nous préserver de l'abime.
Je n'étais pas de l'avis de Patricia, lorsqu'elle a créé ce t espace où elle se livre un peu.
Puis, j'ai compris que ça lui faisait du bien (tant pis pour les fôtes). Je me suis dit que c'est sympa et que c'est son choix.
J'écris aujourd'hui parce que j'ai envie de vous parler un peu, de me livrer un peu, de faire passer un petit message d'amitié, d'amour.
Merci à vous d'être venu fêter le mariage de Patricia et de Luca.
Merci à toi Claude, l'un des proches de papa, d'avoir fait le voyage pour venir là, avec nous.
Merci maman pour tout ce que tu as fait pour nous et pour tout ce que tu fais encore.
Une belle journée un peu chaude mais c'était mieux qu'un orage.
Savez-vous ce que l'on a fait les jours suivants? Nous nous sommes retrouvés avec ceux qui restaient encore quelques jours et nous nous sommes baladés pour admirer ces beaux paysages. Nous avons aussi bien mangé (n'est-ce pas Man, Mitchou, Dany, Patrick, Sandrine, JJ, Carole, JC, Nat et les enfants?), ça c'est sûr.
Chaque jour, nous formions un cortège pour sillonner les vallées à cinq voitures et à coup de klaxon, pour perdurer ce mariage mémorable.
Je rêve de me marier par une aussi belle journée et que tout le monde soit là (y compris les quelques absents qui ne sont pas venus pour le mariage de Patricia) mais reste là plusieurs jours pour faire la fête le plus longtemps possible. Pas beau ça? Bon, alors on verra...
Merci à Patricia et Luca et je vous souhaite tous mes voeux de bonheur ainsi qu'un beau voyage de noces.
Merci à ma femme et mes enfants pour tous ces moments de bonheur que vous me procurez.
Merci à tous pour ces beaux souvenirs.
Que la paix, la santé, la belle vie soient avec vous.

Serge

MERCI POUR CE SUPERBE MESSAGE.
Ta soeur qui t'aime fort.