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Notre-Blog

Notre carnet de mariage

Loulou et Clem

Mariage le 27 mai 2006

J+7375

Depuis notre grand jour

Merci pour tout

Notre journal

Tous nos moments

Des préparatifs au grand jour, retrouvez ici les étapes et les souvenirs qui composent notre histoire.

Jour 5 - n°5

Pour le game drive du soir, on rencontre les colonnes d’herbivores migrateurs, des milliers de zèbres et gnous forment une longue colonne en direction des nouveaux pâturages…
Photo illustrant Jour 5 - n°5

Jour 6: Journée de merde?

C’est la plus longue journée de piste, 310 km. Pas de la jolie piste bien droite, parfois ce n’est qu’un chemin à peine visible. On commence par une crevaison à la roue arrière droite 20 bornes après le départ (un clou qui traînait). Aidés immédiatement par un autre chauffeur, on repart assez vite pour aller voir hippos et crocos dans la rivière. 60 bornes après on remet ça, à la même roue (une grosse pierre cette fois). Cette fois c’est un coin infesté de mouches tsé tsé et de lions. Mohamed et moi sommes bien obligés de descendre pendant que Laure anxieuse surveille avec les jumelles depuis le toit. On a utilisé les 2 roues de secours et il faut donc réparer car la route est encore longue. 1h15 dans le garage d’un camp privé en bordure du Serengeti – mais les gars sont efficaces et on repart avec 2 chambres à air réparées. Le paysage le long de la frontière kenyane est verdoyant. Pas mal de forêts.
On veut s’arrêter pique niquer mais Mohamed ne veut pas. "J’ai peur de la forêt" – et des bandits et braconniers qui passent périodiquement la frontière kenyane. Les clans Masais du secteur sont en plus visiblement hostiles. Mohamed est paniqué. Il s’arrête dans un champ pour nous faire plaisir et déjeuner quand même mais on n’a pas très faim – et pour cause, si lui a peur que devons nous penser ! Un Masai vient nous regarder bouffer et s’installe à 3 mètres de nous avec son long poignard, sans répondre lorsque Mohamed lui parle. On se passera du dessert…

PS: Je n'avais pas encore posté de photo de girafe. J'en suis désolé, je me rattrape avec ce beau spécimen à deux têtes.
Photo illustrant Jour 6: Journée de merde?

Jour 6 - n°2

Laure fait le guet pendant qu'on change le pneu, surveillant les herbes hautes...
Photo illustrant Jour 6 - n°2

Jour 6 - n°3

En s’éloignant de la frontière kenyane, l’atmosphère de détend. On croise des tribus perdues dans la montagne. Puis voilà au loin le Volcan Lengai, et le lac Natron. L’air est d’une transparence incroyable. Des montagnes distantes de 40 kilomètres nous semblent si proches qu’on pourrait les toucher. Sans doute un des endroits les moins pollué au monde. On arrive au-dessus du lac. On voit pratiquement le campement – on est crevés la douche va faire du bien. Mohamed : "bon, maintenant il reste 60-70 minutes car la route est difficile". La quoi? À un moment, il ouvre carrément une piste sur une coulée de lave... 20 km, 60 minutes. Heureusement qu’on a un Landcruiser.
Camp très sympa, repris 1 mois plus tôt par des hollandais avec un gamin de 18 mois. Non on ne sera pas les seuls blancs à 100 km à la ronde comme on le pensait. Le type, très sympa, parle même un peu finnois (il a vécu avec une Moi).. Les Masais me demandent au check in à quelle tribu nous appartenons. Faute d’humour spontané (sinon j’aurais marqué "Moi" ou "Turkulainen"), assez décontenancé par la question, je considère que "french" doit faire l’affaire.
Photo illustrant Jour 6 - n°3

Jour 7: Rift, volcans, poussière

Le matin, balade au lac Natron, haut lieu de la reproduction des flamants roses. Endroit magique, à l’écart de tous les circuits touristiques. Mais ça se mérite de venir ici… On est au pied du volcan Lengai, le seul volcan à Natrocarbonatite du monde (une lave particulière, Carbonate de sodium, noir en fusion et blanc comme la neige une fois solidifiée). Endroit magique.
Pour repartir, piste abominable. On arrive au lodge le soir, Mohamed est gris de poussière et nous aussi. Jamais été aussi sales de notre vie, on repense en rigolant à la manière dont on était apprêtés pour le mariage…
Photo illustrant Jour 7: Rift, volcans, poussière

Jour 8: Nos amis les singes

Dernier parc national, le lac Manyara. Le plus petit et peut être le moins intéressant de la série. A nuancer, dans un autre pays il serait le highlight du voyage. Joli lac bordé de forêt tropicale, humide au Nord, sèche au Sud. Pas mal d’éléphants, girafes et buffles, des milliers d’oiseaux et surtout la plus forte concentration de singes au monde. On croise des babouins ("C’est missieu voleur") et des singes verts tous les 100 mètres. On termine la journée à Arusha, à racheter une valise, le sac de Laure n’ayant pas résisté. Plus généralement toutes les fringues ont été soumises à rude épreuve pendant le safari. Un gros contingent pour la poubelle en perspective. La Journée suivante, c’est repos des appareils photos. Matinée à Arusha puis vol vers Zanzibar et arrivée au coucher du soleil.
Photo illustrant Jour 8: Nos amis les singes

Jour 8: n°2

Un groupe de babouins olive. On ne voit qu'une petite partie de la colonie, il y en avait au moins 150...
Photo illustrant Jour 8: n°2

Jour 10: Coraux, sable et cocotiers

Dans notre hôtel pour honeymooners, on découvre la grande plage blanche bordée de cocotiers. On n’a pas vu un sable aussi beau depuis notre voyage en Australie. Enfin une journée tranquille, baignade et marche sur la plage.
Photo illustrant Jour 10: Coraux, sable et cocotiers

Jour 11: Zanzibar

Dernier matin sur la plage, on traverse le lagon à pieds presque secs à marée basse jusqu’à la barrière de corail. Puis on file vers Zanzibar ville (Stone town) à une heure de route. Superbe hôtel dans un palais rénové. Mais le reste de la ville, qui était certainement il y a 150 ans une des plus belles villes du monde (2500 bâtiments classés quand même – dont une large majorité de palais), est dans un état de putréfaction avancée. Les hôtels jouent sur la peur des visiteurs pour essayer de leur refourguer un guide. On s’en passera bien, ça ne craint pas tant que ça au moins de jour – mais la misère est assez rebutante. Dur de s’extasier devant les portes sculptées qui souvent sont le seul vestige de la grandeur des palais alors que la pluie rend la misère encore plus visible. Une porte s’ouvre, une famille rentre derrière une lourde porte découvrant un intérieur ravagé, privé d’eau et d’électricité, dans lequel ne survit qu’un immense escalier en bois imputrescible…
Photo illustrant Jour 11: Zanzibar

Jour 11 - n°2

Le soir, dîner en terrasse dans le meilleur resto de la ville. Un boutre passe devant le coucher de soleil, la lumière déclinante et dorée ne laisse plus apparaître que les contours grandioses des immenses bâtiments, comme un instantané de la grandeur d’autrefois. Preuve que le magique peut apparaître même dans l’endroit le plus sordide.
Photo illustrant Jour 11 - n°2

Jour 12: Tempête tropicale

Il a plu toute la nuit. Le matin ne sera pas mieux, écourtant notre nouveau tour dans la vieille ville (on voulait confirmer notre impression mitigée de la veille – c’est réussi). Puis profitant d’une accalmie on traverse en bateau jusqu’à une petite île privée (Chapwani) en face de Stone town, pour notre dernière nuit en Tanzanie. Les managers, franco-italo-zanzibaris, sont adorables. Nous sommes presque seuls sur l’île, hormis un couple d’allemands qui restent 17 jours. C’est bien gentil 17 jours, main il faut avoir de bons bouquins. L’île est superbe mais ne fait que 1km sur 200 mètres – le tour est vite fait.
On réussit à se baigner fugacement entre deux grains – puis on se barricade dans la chambre pour fuir le vent et attendre le dîner.
Heureusement le lendemain nous amène un soleil radieux. Juste assez de temps pour faire le tour de l’île, profiter de la mer turquoise (les photos n'ont pas encore été développées), discuter de la situation politique à Zanzibar (et en France) avec la gérante française, et après déjeuner il nous faut déjà repartir. Vers Zanzibar en bateau, puis en taxi, puis 5 vols jusqu’à Turku…
Photo illustrant Jour 12: Tempête tropicale

Retour de Tanzanie

Ca y est nous sommes rentrés de Tanzanie… Dur de reprendre le travail mais au moins on ne peut pas dire qu’on n’en a pas profité.
Le voyage a été très enrichissant.
Nous avons admiré des paysages de rêve, du cratère du Ngorongoro aux plages de Zanzibar en passant par le lac Natron ;
Nous avons rencontré des gens incroyables, des occidentaux managers de camps au fin fond de la brousse, notre chauffeur Mohamed qui a été d’un grand secours, des locaux très accueillants, des tribus sorties tout droit de la préhistoire ("c’est quoi ce zouave avec une plume d’autruche sur la tête? Ca c’est tribu sonjo") à côté desquelles les Masais semblaient venir du 23eme siècle malgré leurs arcs et leurs flèches.
Nous avons échappé aux fauves et aux bandits armés le long de la frontière kenyane, et avec un peu plus de difficultés aux mouches tsé tsé, tiques et moustiques.
Nous avons observé tous les animaux de la création, une vraie arche de Noé, des millions d’insectes, des centaines de milliers d’oiseaux (notamment les grandes colonies de cigognes, marabouts et flamants roses, des aigles, des vautours...), de nombreux milliers de gnous, zèbres, antilopes et gazelles, des centaines de lézards, damans (marmotte africaine) ou mangoustes, plus de 500 buffles, autant de singes (surtout babouins et singes verts), 300 éléphants et presque autant de phacochères, 200 hippopotames, une grosse soixantaine de girafes, au moins 50 autruches, 30 lions, 3 crocodiles, 2 rhinocéros noirs, 2 léopards, 2 hyènes, 1 genette, 1 lézard du Nil (variante locale du varan de Komodo en plus petit), et last but not least, un guépard chassant puis attrapant et dégustant sa gazelle de la journée (mieux que dans un docu animalier).
Nous avons crapahuté à pieds dans la savane infinie; serré les dents sur les pistes défoncées qui nous ont vu crever deux fois à la même roue, doré sur les plages de Zanzibar entre deux averses, nagé dans les eaux chaudes de l’océan indien, dormi dans les endroits les plus isolés dans lesquels nous étions jamais allés, dégusté des fruits et légumes succulents (dur de retourner au supermarché), résisté aux 5 vols du trajet de retour (5 compagnies et 6 pays en 24 heures) et nous nous sommes émerveillés à chaque seconde de cet incroyable voyage qui symboliquement nous a amenés au bout de notre premier aperçu des 5 continents et des 4 océans. Mais il reste encore un paquet de choses à voir.
Il y a plein d’anecdotes et d’histoires amusantes à raconter, mais il y en a quand même une qui dépasse les autres dans le cocasse.
3 eme nuit en Afrique. Nous sommes dans un camp de toile au parc de Tarangire, le camp est presque vide car c’est la saison morte, il n’y a que 4 tentes occupées sur 30.
4h30 du mat. Un bruit déchire la nuit, on pense tout de suite à un orage. Rien pendant 10 minutes puis ça recommence, en plus fort et plus près. Pas de doute ce sont des animaux. Mais quoi? On les passe tous en revue, pas très rassurés. On pense finalement au phacochère, cet espèce de reniflement nous faisant penser à un cochon ou à un sanglier. Le bruit se rapproche. Vers 5h15, un animal pousse un grognement féroce (hor hor hor hOOOOOOr) très près de notre tente, vu la configuration du terrain on a estimé entre 10 et 20 mètres de la porte. Que ces phacochères sont bruyants, on flippe et on guette le moment où ils vont passer sur les feuilles mortes à 2 mètres de la tente, mais ça n’arrivera pas. 10 minutes après on voit une lampe torche balayer la nuit., puis un dernier grognement dans le lointain et l’aube commence à poindre – on ne redormira pas cette nuit.
Mi-rassurés mi-amusés, on file au petit dej vers 7 heures. On rencontre Mohamed, notre guide. " Salut, tu as entendu les animaux cette nuit? Oui, tout à côté des chambres de chauffeurs, il y a eu le lion?".
Putain pas de chance pour eux, dire qu’on se plaignait avec les phacochères!
" Nous on a eu les phaco, enfin je pense, ils étaient vraiment très bruyants !"
"Ah, c’est bizarre, je ne les ai pas entendus, et les phaco dorment la nuit en général"
Petit doute dans notre esprit. On file à la réception. "C’était quoi les animaux cette nuit, des phacos?". "Non, cette nuit il n’y a eu que les lions" "Mohamed, ça fait quel bruit un phacochère, et un lion?" " Le Phaco fait Iiiiiiiiiiiii, iiiii, iiiiii, et le lion il fait hor hor hor hOOOOOOr" "ah, OK…"
Exactement ce qu’on avait entendu – je me suis béni à posteriori de ne pas avoir essayé de regarder par la fenêtre ou allumé la torche, je ne sais pas comment j’aurais réagi à la vue de 2 gros yeux brillants si près de nous…
Bien sûr à l’intérieur de la tente on ne risquait rien, mais il ne fallait pas être dehors à regarder les étoiles ou à prendre l’air. Dans ce camp un gamin français s’est fait bouffer il y a 4 mois par un léopard à 20 mètres du restaurant et nous on a trouvé le personnel un peu foireux. De l’avis du patron de la compagnie de safari, ils ont été trop gourmands et ont construit trop de tentes, trop loin du bâtiment principal. Leurs "aucun danger" "il arrive que le lion passe mais il ne reste pas" annonés avec un sourire forcé n’ont pas rassuré grand monde ce matin là…

Photo1

Voici une nouvelle série de photos. On a juste recu le CD du photographe. Les photos sont cliquables mais réduites pour tenir sur le blog. Il y en a 117 autres et si vous en voulez une en version originale (3 méga chacune) n'hésitez pas à demander ;-)

On commence ici par les préparatifs avant d'aller à la mairie
Photo illustrant Photo1