Superficie : 17 075 200 km² (plus de 30 fois la France), s’étendant sur pas moins de 11 fuseaux horaires.
Nombre d’habitants : 142 800 000 (2.3 fois la France seulement – et chaque année la Russie perd près d’1 millions d’habitants). 80% sont russes – les autres appartenant à une de ces innombrables communautés ou nations rattachées à la grande Russie (comme ces chers tchétchènes).
Vodka : Non, les Russes n’ont pas toujours eu la vodka, la « petite eau », pour passer l’hiver au chaud… Avant le 15eme siècle, ils étaient obligés de s’accommoder de bière ou de mélanges d’alcool pas très bien distillés. Et puis Ivan le terrible a tenté de codifier tout ça en imposant des distilleries d’Etat. Après ça la fiesta était partie – la qualité s’est élevée et la production s’est standardisée. Bon, pas trop quand même – on peut faire de la vodka avec un peu n’importe quoi : du blé ou du seigle pour les meilleures, du sorgho si on est trop au sud, des patates si on est trop au Nord, de la mélasse si on n’a vraiment rien d’autre. Quelques milliers boivent chaque année de la vodka un peu trop enrichie en méthanol, ce qui laisse généralement un souvenir amer à leurs connaissances...
Mais tout se fait toujours dans la bonne humeur et la débrouille à la Russe – témoins ces véritables « pipelines » de vodka découverts l’an dernier à la frontière estonienne (ainsi qu’à la frontière Biélorussie-Lituanie).
Le long combat des dirigeants russes puis soviétiques pour ramener l’alcoolisme à un niveau acceptable semble être mort avec le régime de Gorbatchev. Aujourd’hui 91% de l’alcool consommé en Russie est de la Vodka, et selon le ministère de la santé 50% des hommes et 17% des femmes souffrent d’alcoolisme.
Revenons en à notre expérience en Russie. Pour les quelques excursions qui étaient prévues pendant notre séjour nous avions à notre disposition un minibus – conduit par un dénommé Boris, qui avait l’air d’un connaisseur en matière de « petite eau ». Le samedi, il n’a pas attendu la fin de son service pour se mettre minable. Bon, effectivement, c’est vrai qu’on a préféré rentrer en minibus public plutôt que d’avoir recours à ses « services » qui risquaient de nous conduire tout droit dans un bras de la Neva.
Le lendemain, Boris avait rajeuni de 25 ans et ne s’appelait d’ailleurs plus Boris. « Boris malade aujourd’hui» - sans blague !!!
(Ras)poutine : Put’, c’est « la route, le chemin ». Poutine, c’est donc celui qui suit le bon, le vrai chemin. Et vous avez intérêt à le suivre car sinon il fera comme avec son poupon tchétchène qu’il a décapité avec les dents à l’âge de 5 ans !!! (détail de biographie fictif, mais je suis certain qu’il en serait flatté).
Revenons en à la période où nous étions étudiants à Helsinki. Poutine effectuait une de ses nombreuses visites officielles dans son ancienne colonie quand nous avons été abordés par un clochard finlandais qui disait tout le mal qu’il pensait de « Raspoutine ». Ras, en russe c’est le fait d’aller de côté, donc Raspoutine c’est le « mauvais chemin », celui qui s’écarte de la bonne route bien droite.
Mystique sibérien, Raspoutine a causé bien des soucis à la noblesse pétersbourgeoise et à la hiérarchie orthodoxe de 1905 à 1916. Après avoir gagné la confiance de la tsarine en raison de ses supposés pouvoirs guérisseurs sur le tsarévitch hémophile, il se révèle membre d’une secte assez particulière, les Khlysty. Selon la doctrine de cette secte, il faut pêcher (et massivement) pour pouvoir entrer en contact avec Dieu. Raspoutine n’hésite d’ailleurs pas à convaincre les dames de la cour des bienfaits de cette nouvelle doctrine.
Après s’être débarrassé du Tsar (envoyé diriger les troupes en première ligne suite à une fumeuse prophétie) – il se retrouve presque seul maître à bord. C’est trop pour quelques nobles qui choisissent de lui régler son compte. Nous avons d’ailleurs pu visiter le lieu de son zigouillage – au superbe palais Yusupov, et y écouter l’histoire qui suit :
Invité à dîner par Felix Yusupov, un prince influent, Raspoutine commence par ingérer dans des gâteaux et du vin assez de cyanure pour tuer 10 personnes. La potion n’ayant visiblement aucun effet, Yusupov s’impatiente et va à l’étage chercher son arme, puis tire en pleine poitrine. 1 heure après, il revient pour trouver Raspoutine debout et pas en trop mauvaise forme. Pris de panique, il appelle ses complices qui bloquent le moine et lui tirent encore 2 fois dessus. Puis ils l’assomment et le jettent dans le canal. Pas de chance, Raspoutine tombe sur la glace (on est en décembre), ce qui force les autres à risquer une périlleuse expédition, à creuser un trou dans la glace et à y jeter Raspoutine.
3 jours plus tard, l’autopsie établira la noyade comme cause de la mort… Enfin, certaines mauvaises langues disent que c’est une légende.
Lénine : Non, nous ne sommes pas allés le voir à Moscou. Nous nous sommes contentés de la plus haute statue restante, 8 mètres, devant le palais des soviets de Saint-Pétersbourg. La plus haute au monde était en Ethiopie (14m quand même), mais quand ils ont viré Mengistu, leur dictateur de pacotille, ils ont fondu la statue. Espérons pour eux que la vente du métal leur a permis d’acheter à manger…
Faut-il l’enterrer ? Selon le cinéaste Mikhaïl Mikhalkov, « on ne peut pas haïr un homme au point de ne pas le laisser reposer en terre ». D’autant que la Russie n’est pas l’Egypte et les momies pas vraiment habituelles dans la tradition orthodoxe. Mais un millionnaire excentrique, président de la Kalmoukie (sud de la Russie) voudrait racheter le corps $1 million pour booster le tourisme dans son bled. C’est vrai que sans Lénine, vous avez envie d’aller en Kalmoukie vous ?
Nombre d’habitants : 3 596 617 (moins de 6% de la France)
Langue : Lituanien.
Bon, on n’en entend pas tous les jours. Réputé pour être une des langues les plus difficiles au monde. Aussi une des plus étudiées par les linguistes car très primitive - c’est selon eux celle qui se rapproche le plus de l’indo-européen, langue qui serait l’ancêtre commun (théorique) de toutes les langues indo-européennes (du Français au Russe et du Persan au Grec en passant par le Sanskrit).
(Ancien) Chef de l’Etat : Un certain Rolandas Paksas – qui était plus connu comme parrain de la mafia et a réussi à se faire élire quand même (après avoir été maire de Vilnius puis premier ministre). Il n’a pas hésité une seconde à vendre quelques secrets d’Etat à des « businessmen » russes. Destitué en avril 2004. Une de ses dernières citations : « vous êtes tous stupides, et moi je suis malin et innocent »... Aux dernières nouvelles, il prépare son retour.
Devinette :
Pourquoi sur autoroute (limitée à 130) personne à part nous ne dépasse 90 ?
Non, ce n’est pas parce qu’ils ont tous des Ladas !
En fait, selon le code de la route lituanien (officieux au moins), la bande d’arrêt d’urgence sert d’étal pour les vendeurs de champignons, la première file est un parking pour les conducteurs voulant négocier des champignons, et la deuxième file permet juste de doubler en catastrophe…
Moment magique
Premier souvenir marquant, la découverte des dunes de l’isthme de Courlande, une curiosité naturelle unique. Un champ de dunes de 100 kilomètres de long, bordé par la mer des deux côtés. Un peu la dune du Pilat en 10 fois plus grand… Certains surnomment ça le « Sahara lituanien ». Au bout de la route, le regard porte sur un champ de dunes semblant infini – mais on ne va pas plus loin, le mirador clairement visible marque la frontière Russe.
Autre souvenir inoubliable, la visite de la baroque Vilnius, la plus grande ville historique d’Europe centrale – en fermant les yeux sur les quartiers soviétiques et la prison de Bertrand Cantat.
Moment insolite
En remontant vers Helsinki, nous arrivons à côté du « centre de l’Europe », un endroit certainement sans intérêt mais bon, puisqu’on passe par ici autant jeter un oeil. En fait c’est le centre de l’Europe géographique défini par l’IGN français. Une famille de français s’extasie devant une Lada et la prend en photo sous toutes les coutures.
Une esplanade avec les drapeaux européens, une sorte d’obélisque où on se prend bêtement en photo sous le ciel orageux. Nous ne sommes pas tout seuls, un asiatique siffle au milieu de l’esplanade et tourne de temps à autres sur lui-même. Un comparse le filme. Le pauvre asiate a l’air bien fatigué et s’abreuve rapidement avant de reprendre ses sifflements. Sans doute un pauvre fou, je l’ignore complètement jusqu’à ce que le comparse accoure à notre rencontre pour nous donner un prospectus.
On peine à cacher notre fou rire : c’est un artiste sino-américain qui pour montrer la vanité de la matérialisation de lieux comme celui-ci (l’Europe est une création humaine, et son centre l’est donc tout autant) a décidé de siffler non pas l’hymne à la joie, mais « Center of Europe » en Morse. Il tourne d’un quart de tour après chaque séquence ce qui lui donne l’impression de danser la Macarena. Sa performance dure aujourd’hui de 9 heures à 18 heures, la journée de travail moyenne en Europe, et il est filmé pour observer l’évolution, la distorsion de son sifflement au fil du temps. Chapeau, parfois il vaut mieux être au chômage.
Tout amusés, on se dirige vers le centre d’information. Une minuscule bicoque, avec rien dedans sinon un pauvre type qui a l’air de bien s’ennuyer. On rentre et on ressort, il nous parle en lituanien, puis enchaîne en anglais.
Pris de pitié je lui réponds et il me file un prospectus minable et arrive à nous mettre le grappin dessus.
- Center of Europe, I sell cerrtificates, Polish, English, Russian, Frrench, Gerrman…
Devant notre peu d’intérêt, il enchaîne, en me regardant dans les yeux avec un regard de fou hystérique. « You going Rriga ? ». Je lui dis qu’on y a déjà été donc qu’on n’y retourne pas mais il ne m’écoute pas (et ne comprend pas d’ailleurs), prend une petite clé et ouvre avec d’infinies précautions un petit tiroir. Il sort une brochure, avec une carte de la Lettonie qu’il me montre fièrement. Puis il me fait sa démonstration pendant laquelle je reste bouche-bée : Latvija (Lettonie) … Riga… Jurmala. Verry Goud. Jurmala, Camping Nemo, Verry Nice, you going camping Nemo.
Pauvre mec, un camping à 300 kilomètres et dans un autre pays lui a filé 3 sous et quelques brochures sur lesquelles il veille comme un trésor. Il nous regarde avec insistance, c’est trop, on lui tourne le dos et on fiche le camp poursuivi par ses bêlements « Camping Nemo, Verry Goud, you going ». En sortant, on tombe évidemment sur le Chinois qui continue à siffler. La redescente vers la voiture est un mémorable fou rire.
Comme quoi un de nos souvenirs les plus mémorables, en tout cas l’anecdote qu’on aura le plus racontée, est intervenue à l’endroit présumé le moins intéressant de notre voyage.
Nombre d’habitants : 5 730 000 (9% de la France), dont environ 2 600 000 enregistrés comme réfugiés palestiniens.
Langues : Arabe, mon frère…
Moment magique
Chaque minute de la visite de Pétra, certainement le plus bel endroit que nous ayons vu dans tous nos voyages. Il est très difficile de vous décrire ce site car encore aujourd’hui j’ai l’impression que nous avons rêvé tant la vue de ces tombes royales creusées dans la montagne et les couleurs de la roche semblaient irréelles.
On accède au site de Pétra par un canyon de plus d’1 km de long (pour ceux qui l’ont vu, “Indiana Jones et la dernière croisade” a été tourné à Pétra). Au bout du canyon, on débouche sur la tombe royale la plus connue (environ 43 mètres de haut soit 12 étages). Mais des tombes royales et autres édifices creusés dans la roche, il y en a environ 800 sur le site.
Je préfère ne pas vous en dire plus, j’ai déjà l’impression que ces quelques mots sont bien en deçà de notre émerveillement durant nos deux jours passés là-bas.
Un autre moment magique: notre soirée au bord de la Mer morte dans un hôtel plutôt pas mal !!
Moments insolites
En bavardant avec une de mes collègues lors d’une de ces nombreuses pauses-café dont les Finlandais sont les champions, je lui confiais que je n’étais pas d’un naturel très aventureux (en pensant à mon appréhension pour tous les sports dits “extrêmes”). Mais elle m’a aussitôt répondu : “Tu as quand même conduit sur des routes jordaniennes !” Et c’est vrai qu’en y repensant c’est faire preuve d’esprit d’aventure (et d’un brin de folie) de se lancer à l’assaut de ces routes sans signalisation d’aucune sorte, sans marquage au sol, sans femme au volant…
Je crois que nous nous souviendrons longtemps de cette soirée où nous nous sommes retrouvés aux portes d’une ville jordanienne de 500 000 habitants avec pour seul plan, un quart de page du “Lonely Planet” et avec pour objectif de trouver un hôtel que nous avions repéré comme étant un des seuls corrects de la ville. Chacun était à 100% dans sa mission, Clément déchiffrant les noms de rue en arabe et moi essayant de me frayer un chemin à une heure où tous les Jordaniens étaient de sortie.
Quelques conseils pour la conduite en Jordanie:
- Ne réfléchissez pas, foncez ils finissent toujours pas s’arrêter.
- Pas de timides appels de phares, mais de francs coups de klaxon sont bien plus efficaces. Evidemment dans le concert de klaxons général et continu, le vôtre a peu de chance de les surprendre.
Bon, je dois dire que ce fut l’un des plus brillants exemples du sens de l’orientation légendaire de Clément qui nous conduisit en finalement en peu de temps devant l’hôtel convoité.
Au cours du voyage, nous avons fini par nous habituer aux spécificités de la conduite en Jordanie. En particulier, les Jordaniens sont les amis du check-point. Nous avons dû en passer une vingtaine et ils sont d’autant plus nombreux qu’on se rapproche de la frontière avec Israël.
Mais au fait en quoi consiste un check-point: il y en a des mobiles (2-3 militaires en plein milieu de la route à côté d’un blindé léger) et des fixes (les mêmes militaires dans une petite cahute où il fait vraiment trop chaud pour travailler). Un contrôle à un check-point se déroulait toujours de la même manière : d’abord présenter ses papiers et puis répondre à quelques questions qui revenaient toujours dans le même ordre:
- D’où venez-vous ? Notre réponse avait le don de les faire sourire et ils répétaient tous en cœur “Good, Welcome to Jordan”, une manière comme une autre d’expérimenter les effets de la politique pro-arabe de la France.
- Depuis combien de temps êtes-vous en Jordanie ?
- Où allez-vous ?
- Et puis de temps en temps, on avait droit à une question me concernant : C’est quoi ça, ta femme ? (Who’s that ? Wife ?) Ah la perspicacité et le franc parler des militaires jordaniens.
Le dernier jour de notre périple en Jordanie, nous sommes revenus dans la ville près d’Amman où nous avions passé la première nuit. Cette ville de Madaba qui nous était apparue si sale à notre arrivée, nous semblait à présent en assez bon état au vu de ce que nous avions visité dans le reste du pays (bref, tout est relatif).
Nous arrivions donc dans cette ville et je suivais une voiture qui roulait lentement. Si lentement que j’ai commencé à m’énerver derrière mon volant pour finalement la doubler avec un coup de klaxon en prime (à la jordanienne). Au vu du regard apeuré du conducteur, nous avons vite compris que c’était une voiture de location et que je venais de traumatiser un touriste durant ses premières heures de conduite en Jordanie !
Voyage du 2 au 12 janvier 2004 (Castille, Andalousie, Estrémadure)
(+ Catalogne février 2000 – Biscaye octobre 2002)
Superficie : 504 782 km² (90% de la France)
Nombre d’habitants : 44 108 500 (presque ¾ de la France)
Langues : principalement Castillan, Catalan, Galicien et Basque
Où dormir ? où manger ? : sans aucun doute dans les paradores. Il y en a 91 dans le pays, de quoi faire votre bonheur, tous installés dans des bâtiments chargés d’histoire (style château, couvent, maison castillane, palais sévillan....) ou bien au milieu de sites naturels magnifiques.
Le service est incroyable, le confort garanti et la nourriture exquise.
Le toro Osborne
C’est le plus célèbre des toros d’Espagne. Sa haute silhouette d’acier domine la campagne et il y a bien longtemps qu’il appartient au patrimoine national, au même titre que les vrais, destinés à perdre sang et vie sur le sable des arènes. Le majestueux toro noir d’acier « Osborne » fut pendant longtemps le support publicitaire d’une marque de brandy mais en 1987 l’Espagne s’est dotée d’une loi qui interdit toute publicité visible depuis la route.
Au moment d’arracher les panneaux, hauts quand même de 12 mètres, nombre de voix se sont mobilisées pour défendre « ce compagnon de voyage » de tout un chacun. Le toro a fini par être gracié et continue à exhiber sans aucune sorte de gêne ses attributs généreux…
Il en reste une centaine aujourd’hui au bord des routes espagnoles, mais plus en Catalogne ni au Pays Basque où, symbole trop visible de l’Espagne, ils ont été victimes de vandales...
Notre voyage en Espagne fut pour tous les deux une véritable surprise car nous ne nous attendions ni l’un ni l’autre à être émerveillés à ce point par ce pays, son atmosphère, ses paysages et son histoire.
Nous gardons un souvenir très fort de la visite d’un village perché et loin de tout, Sépulvéda, dans le paysage sec et désertique de la Castille.
C’était un jour de Janvier, l’air était particulièrement pur. Pour compléter le tableau, pendant toute notre visite, des vautours tournaient au-dessus de nos têtes. Un peu plus loin sur une petite route de campagne, les vautours étaient encore là, alignés le long d’une crête rocheuse : carte postale du Nouveau Mexique. Impressionnant !!!
Quelques sites incroyables :
Ségovie : une île dans le ciel reliée à la terre ferme par l’aqueduc de Trajan, 2000 ans debout sans utiliser de ciment, un « simple » assemblage de pierres !
Les murailles d’Avila : 2500 mètres de long, superbement conservées. Inoubliable lorsqu’on arrive de nuit.
Consuegra sur la route de Don Quichotte : une vingtaine de moulins autour d’un château fort sur un éperon rocheux.
Vue panoramique de la vallée du Guadalquivir au petit matin : un peu de fumée ondulante, un grand ciel bleu et des millions d’oliviers dans un silence assourdissant.
L’Alcazar de Séville : fantastiques décors de stuc avec des couleurs très bien conservées et que dire de ses jardins andalous...
Les palais du XVIième siècle de Cáceres : 50 palais de pierres construits par les conquistadores à leur retour des Amériques !
La grande place de Salamanque à la tombée de la nuit : Pour la petite histoire, au-dessus de chacune de ses arcades, un médaillon représente un roi ou un héros espagnol. Franco avait décidé de s’en faire graver un pour s’inscrire dans cette lignée. Mais comment le trouver alors qu’il doit bien y en avoir 70-80…
Après 10 secondes au centre de la place, nous avons trouvé la réponse. Le seul qui n’est pas illuminé la nuit, dans un coin, porte la mention « Franco, Caudillo de España ». Personne n’a osé l’enlever, mais personne ne semble l’entretenir non plus.
Enfin, pour finir sur une anecdote, je ne résiste pas à l’envie de vous raconter comment Clément, qui ne parle pas du tout espagnol, tenait pourtant absolument à parler à ma place. Pour ceux qui le connaissent bien, vous savez que ce n’est pas du tout son genre d’habitude !!
Bref, ça nous a valu quelques fous rires lorsqu’il répondait complètement à côté, déroutant ainsi notre interlocuteur qui finissait par nous parler dans un français parfait !!
Nombre d’habitants : 20 406 800 (moins d’1/3 de la France)
Nombre de kangourous : beaucoup trop
Langue : anglais (non en fait australien)
Howouloioutodie = how are you today
« Quand on voyage sans connaître l’anglais (ou l’australien !), on a l’impression d’être sourd-muet et idiot de naissance ».
Philippe Bouvard
Animaux rencontrés : kangourous (miam ! délicieux), crocodiles (un arrière goût de poulet), koalas (non rassurez-vous, espèce hautement protégée), casoars (une sorte de grosse autruche bariolée, également protégée), tortues marines, dauphins, baleines, renards-volants (des chauves-souris géantes dont Laure est une grande fan), crabes fantômes et wombats.
Moment magique
Malgré les appréhensions de Laure, notre moment magique fut sans aucun doute le survol de la grande barrière de corail en hélicoptère. Ce fut certes court (une vingtaine de minutes) mais c’est le seul moyen de se rendre compte de la beauté et de la dimension de cette gigantesque merveille naturelle.
Moment insolite
Un conseil aux aventuriers de tout bord qui souhaitent aller en Australie: ne jamais conduire après le coucher du soleil, surtout dans le bush car vous risquez de rencontrer d’un peu trop près ces étranges animaux qui ont la fâcheuse manie de bondir à toute vitesse et de façon imprévisible.
Ce conseil, nous l’avions, nous aussi, lu dans les guides et entendu de ci de là... mais ce jour-là, nous avons défié la nuit et le bush pour notre plus grande frayeur !
… L’atmosphère dans la voiture était tendue, silencieuse, chacun bien concentré sur sa mission: Clem crispé sur le volant prêt à freiner au moindre mouvement suspect sur la route, et moi, scrutant les bas-côtés jusqu’en m’en donner mal à la tête. Imaginez la scène: nous roulons dans la brousse, la nuit est noire, aucune civilisation à part des termitières à l’infini. Nous croisons de temps en temps des énormes “road-trains” équipés de pare-kangourous mais pas une seule voiture particulière.
Les kilomètres défilent lentement, la tension monte encore d’un cran lorsque j’aperçois dans les buissons des yeux brillants (petite leçon de vocabulaire qui nous a valu un gros fou rire il y a quelques années: Les animaux dont les yeux brillent la nuit sont dits nyctalopes). Pas de doute, il y a bien des candidats au suicide ce soir, prêts à bondir sous nos roues. Et puis, d’un coup nous l’avons vu ce mouvement sur la route tant redouté mais nos cerveaux ne réagissaient pas. Nous étions pétrifiés car la chose qui se profilait devant nous n’était pas ce que nous attendions. Rien à voir avec le déplacement souple et rapide d’un kangourou. Nous étions programmés, concentrés pour les éviter et voilà qu’un autre animal s’étendant d’un bout à l’autre de la chaussée nous arrachait à notre ”kangourou-watch”.
Une énorme vache venait de surgir des fourrés. A ce moment-là, rien d’intelligible n’est sorti de ma bouche à part un cri qui après traduction voulait dire: “FREEEEEEEINE”; nous nous sommes arrêtés juste devant le bovidé qui nous a regardés d’un air surpris et a continué son chemin dans la nuit noire de l’outback australien.
Vous aurez deviné l’état de stress dans lequel nous avons terminé le trajet ce soir-là ! Fort heureusement pour nous, hormis un petit kangourou sur le bord de la route, Marguerite, la plus grosse vache qu’on ait jamais vue (si, si), fut le seul animal qui croisa notre chemin. Enfin, nous arrivâmes dans la ville étape, soulagés et complètement crevés. Le dîner que nous dégustâmes ce soir-là, dans un célèbre restaurant écossais (Mac Donald’s je crois) avait le goût du “plus jamais nous ne conduirons après le coucher du soleil, juré, craché!”.
Ca y est le voici ce mois de mai. Plus que 26 jours et nous serons à Madiran. Ca se précise de notre côté. On a découpé les menus ce WE, on va imprimer les livrets de messe cette semaine, il ne reste plus que quelques bricoles pour les deux derniers week-ends à Turku.
C'est vraiment la dernière ligne droite.
Sinon ici c'est Vappu, la fête des étudiants et la première grosse murge orgiaque de l'année. En général il pleut, parfois il neige, mais cette année le soleil n'a pas eu de concurrence. Il ne me reste donc qu'à vous souhaiter un HAUSKA VAPPUA en criant très fort...
A très bientôt cette fois.
Nous voici de retour de 15 jours de vacances ! Après un superbe voyage en Turquie (et une éclipse de soleil sans aucun nuage), les 3 jours passés à Tarbes ont été très chargés.
Petit conseil: ne mangez pas trop à midi le 27 mai, car il y a assez pour contenter un ogre le soir...
De retour à Turku, rien de tel qu'un week-end de 4 jours (et oui, le vendredi saint est férié en Finlande) pour récupérer.
Allez un très bon week-end à tous une photo de notre voyage - le rendez-vous du soleil avec la lune...
Ce blog va prendre quelques jours de vacances... 15 jours exactement, le temps pour nous d'aller voir l'éclipse dans le sud de la Turquie, de traverser l'Anatolie jusqu'à Istanbul et de passer 3 jours à Tarbes pour signer les dernier papiers et régler pas mal de gros détails (comme savoir ce que vous allez manger le 27 mai).
Je réinsiste sur un point: ceux qui n'ont pas de transport ou qui ont des problèmes de logement doivent nous contacter sans délai (nous serons à Tarbes du 6 au 9 avril midi, joignables sur nos portables français).
A bientôt à tous.
Merci à tous d'avoir joué le jeu! A la mi novembre, quand Agnès m'a contacté pour me dire que vous réfléchissiez sérieusement à l'idée de débarquer à Turku, je ne donnais pas 15 jours à la belle unanimité pour voler en éclat devant les contraintes du quotidien. Au lieu de ça, vous êtes tous arrivés à l'heure dite à Turku 3 mois plus tard...
Merci donc pour avoir offert un si beau cadeau à ma future femme.
Vous avez mis la barre très haut maintenant - on espère pour commencer vous accueillir au mieux au château de Boast dans tout juste 12 semaines. A très bientôt. Clem
PS: je profite de ce message pour remercier tous ceux qui savaient mais ont su garder le secret - c'est à dire pas mal de monde !
Je pense que beaucoup d'entre vous sont au courant de ce qui se tramait derrière mon dos depuis trois mois.
Voilà le récit de ma soirée du 23 février dernier...
Clem est venu me chercher au boulot et il était en retard soi-disant pour une histoire de HPLC (pour les non initiés c'est une technique en chimie) qui ne fonctionnait pas. Mais, je ne me doutais de rien car il m'avait prévenu dans la matinée qu 'il serait en retard le soir. Sur le trajet vers la maison, le dialogue était un peu bizarre puisque je posais des questions et j'avais droit à des répones très évasives de la part de Clem, notamment quand j'évoquais mon idée d'aller se ballader ce week-end.
A partir du moment où nous sommes arrivés à la maison, il m'est apparu clairement que Clément était bizarre. Il courait devant moi, très impatient de rentrer dans l'appartement.
Puis il m'a annoncé qu'il avait une surprise pour moi, un petit cadeau qui m'attendait dans la cuisine. Clem a l'habitude de me faire des tas de petites surprises donc encore une fois j'étais à mille lieux de me douter de ce qu'était "son petit cadeau". Je me suis donc pressée toute guillerette vers la cuisine.
Et là.......pas de commentaire il vous suffit de regarder la photo pour comprendre le choc que j'ai éprouvé. J'étais tellement persuadée que ce n'était pas la réalité que je me suis retournée vers Clem en disant "c'est quoi ce truc-là". Ce truc-là, c'était : ma soeur Agnès, Nérine, Carine, Roland, Amandine, Guillaume, Anne, Richard (des amies et leurs conjoints) venus me faire la plus belle surprise de toute ma vie. J'ai tout de même mis 50 secondes avant de réaliser qu'ils étaient vraiment là en chair et en os et que ce n'était pas une illusion d'optique.
Je n'ai eu qu'à me laisser porter car tout le week-end avait été organisé: marche dans la neige, sur les lacs gelés (beaucoup d'entre nous ont vu la neige de très près :-), puis départ pour Stockholm avec le bateau, visite... et surtout des fous rires et une ambiance extraordinaire!!
Voilà pour le recit de mes récentes aventures.
Je rajouterai des photos de ce week-end mémorable.
Bonne journée à tous !
Pour tous ceux devant prendre des hébergements:
On vient d'apprendre devant les difficultés de certains à se loger que le grand prix auto historique de Pau a lieu juste ce WE là (26-28 mai).
IL EST DONC URGENTISSIME QUE VOUS VOUS OCCUPIEZ DE RESERVER VOTRE LOGEMENT si ce n'est pas encore fait.
Sinon, on est à J-100 et globalement "on time" pour les préparatifs...
Le temps passe incroyablement vite. Dans 4 mois ce sera le grand jour.
Ce mois de Janvier a été assez calme de notre côté.
On a profité des soldes pour acheter le costume du marié et on se met lentement à faire la déco des tables. Ca à beau ne pas être énorme, en y passant seulement 1 heure par WE ca va quand même être chaud. Bon, je pense que quand il ne nous restera que 3 semaines on va vraiment se bouger les fesses.
Je profite de ce message pour reparler du logement et des transports.
1) Pour ceux qui n'auront pas de transport le jour J: Pour l'instant on ne manque pas de place dans les voitures. Il faut par contre nous le dire le plus rapidement possible car si 15 jours avant 8 personnes nous disent que finalement elles viennent en train et qu'elles n'ont pas de moyen de transport ca ne sera pas cool du tout.
2) Pensez tous à réserver vos logements. Nous n'avons pas updaté la liste postée sur ce blog l'été dernier (post "le logement" comme son nom l'indique si bien) - mais 95% des adresses doivent être encore valides.
Si vous avez le moindre problème ou une requête particulière, contactez nous.
Bonne journée à tous.
Bon, maintenant la majorité d'entre vous a reçu les faire-parts. Je profite de ce post pour répondre à une question qui m'a déjà été posée plusieurs fois.
Si ça vous fait plaisir de nous répondre par écrit aucun problème, mais nous ne sommes pas formalistes, un coup de fil ou un email sont bien suffisants pour enregistrer votre participation.
Nous avons déjà eu un nombre important de réponses.
Pour les autres, MO-BI-LI-SEZ VOUS, faites monter le compteur en appelant le numéro inscrit sur le faire-part (et pas le 3637, c'est inutile dans ce cas), ou confirmez par email, poste ou pigeon voyageur (méthode la plus cruelle pour ce pauvre petit animal car la Finlande c'est quand même assez loin). Pour vous motiver le compteur sera remis à jour quotidiennement. La limite était fixée au 20 février.
A ce jour nous avons enregistré:
54 réponses positives
26 réponses négatives ou présumées négatives
Salaam aleikum.
Pour ceux qui n'ont pas encore vu cette photo devenue culte, qui la trouvaient trop petite sur le timbre du faire part ou qui ont eu un timbre différent... pas de jaloux!
Bon, ca c'était en octobre dernier quelque part dans le désert arabique près du pays de Saddam. En ce moment ce serait plutôt la "lapon attitude", avec un accoutrement d'éleveur de renne.
Bon, visiblement la plupart d'entre vous ont eu le faire part. On attend les réponses.
Et je profite de ce post pour remercier tous ceux ayant à ce jour participé à ce blog avec leurs commentaires et qui ont signé le livre d'or - les autres savent ce qu'il leur reste à faire...
Depuis le blizzard finlandais nous vous envoyons nos meilleurs voeux pour 2006.
En espérant vous voir nombreux le 27 mai prochain.
A bientôt.
Clem et Laure
J-150
2005 se termine et notre organisation est plutôt sur de bons rails. Les vacances de début décembre ont été bien utiles.
-Laure a sa robe - mais on n'en dira pas plus.
-Elle a vu l'animatrice qui est vraiment très bien.
-Elle a vu aussi le restaurateur - je suis certain que ce sera assez haut de gamme, inventif et très bon.
-Elle a aussi réservé un photographe
-Je me renseigne toujours de mon côté sur le voyage de noces et on va se décider dans les jours à venir.
-La déco a bien avancé. On en a déjà ramené en France en décembre et il ne nous reste plus que des petites choses (mais qui prennent quand même certainement pas mal de temps).
- Et last but not least, les bans ont été publiés. Le mariage est maintenant officiel - avec une cérémonie civile à la mairie de Tarbes le 27 mai 2006 à 14h30.
Voilà, l'étape suivante dépend de vous. Répondez nous avant le 20 février svp...
A bientôt et joyeuses fêtes
Enfin, les faire-parts sont partis. Du moins les 36 premiers, le votre a de grandes chances d'être dans le tas. Les autres suivront dans les jours - semaines à venir.
Même s'ils sont plutôt simples ça nous a occupé tout le WE prolongé de Noël, et encore hier soir jusqu'à 22h30. Là je crois qu'on va faire un break...
En raison de quelques ruptures d'approvisionnement en enveloppes et autres, il n'y en aura presque pas 2 identiques. 4 enveloppes et 3 timbres différents, sans même parler de ce qu'il y a dedans. Pas vraiment standard en tout cas... Concernant le timbre, ne le jetez pas avant de l'avoir regardé au moins - je n'en dis pas plus.
Voilà, la date limite de réponse est fixée au 20 février - mais rien n'interdit de répondre avant (au contraire même).
Et pensez à réserver votre hébergement - j'updaterai peut être la liste qui est postée sur ce site mais il y a déjà plein d'infos et adresses dessus.
Une copie de Monet?
Le soleil ne se lève pas, il est plus de midi et le soleil est au point culminant de sa course - et la rivière gèle...
Pas de doute nous sommes bien de retour à Turku. On a passé la journée à chercher le papier pour imprimer les faire-parts pour finalement en trouver 8 malheureux d'une couleur assez différente de celle qu'on avait prévu. En ce moment c'est difficile d'acheter autre chose que les couleurs officielles de Noël (rouge et vert)... Bon on s'y remet demain on va bien trouver quelque chose...
Un petit update depuis la glaciale Turku avec -5C ce matin. Quel choc après les vacances en Jordanie sous 30 à 35C en début de mois...
Ce blog n'a pas été modifié depuis début août pour une bonne et simple raison: Nous n'avons pas fait grand chose.
Pas encore de modification majeure dans les précédents posts, je pense par contre que les vacances de décembre et notre venue en France vont y apporter des changements.
Divers:
- On a choisi l'animatrice.
C'est une musicienne et elle a une très bonne réputation, on n'en sait pas beaucoup plus à vrai dire.
- On a aussi bouclé la liste des invités qui comporte 80 adultes. Moyenne d'âge assez basse car 54 ont entre 20 et 35 ans. Archi maximum 10 enfants en plus.
Bon on a déja eu 4 réponses négatives et on peut penser qu'il y en aura quelques unes en plus, on compte sur 60 personnes environ.
- On s'est mis d'accord sur le faire-part le WE dernier. Il sera très simple car on n'est pas les plus doués pour tout ce qui est manuel. On vient juste d'acheter une nouvelle imprimante qui marche mieux que notre vieux tas de ferraille.
- On a aussi réfléchi à la déco des 8 à 10 tables ovales (7-8 personnes par table). On s'est globalement mis d'accord là dessus et on a pensé à ramener du sable de Jordanie, ce qui peut servir...
- La visite prénuptiale tourne au comique. On doit aller à Helsinki pour voir l'unique médecin agréée par l'ambassade de France en Finlande. Laure a du faire les analyses de toxoplasmose qui ne sont pas obligatoires en Finlande et il n'y a en moyenne qu'une recherche par semaine dans tout le pays... Sans même parler d'un remboursement par la $écu...
Le programme des vacances sera chargé surtout pour Laure qui est à Tarbes du 4 au 12 décembre et doit:
acheter une robe, voir le restaurateur pour décider du menu, voir l'animatrice, voir le prêtre pour fixer la cérémonie, déposer le dossier à la mairie et fixer l'heure du mariage civil (il va avoir lieu à Tarbes sauf mauvaise surprise - nos justificatifs de domicile en finnois posent un peu problème mais on pense y arriver quand même), chercher de la déco et plein d'autres tâches que j'oublie...
Voilà, je pense que la prochaine mise à jour importante sera un peu avant Noël puis le rythme va s'accélérer d'ici au 27 mai.