Bon, voici les photos du voyage de noces tant promises. Le choix a été difficile - il y en a 400 dont au minimum 100 auraient mérité d'être sur le blog. Il a fallu faire des choix, ce ne sont pas toujours les plus belles mais au moins les plus variées et révélatrices du merveilleux voyage que nous avons fait.
Quant au commentaire, il est bien sûr de moi mais je ne me suis pas trop foulé. Je vais rédiger un carnet de voyage comme toujours mais je n'ai pas attendu pour poster les photos car sinon il y en avait pour 1 an (j'en suis encore à rédiger le carnet de la Jordanie). Et puis vous n'allez pas vous taper 30 pages de mes blagues, vous en avez déjà eu assez pendant le mariage. Donc ne comptez pas dessus - ça pourra vous être utile si vous allez en vacances en Tanzanie dans 2 ans...
Après notre arrivée la veille au soir et notre rencontre avec Mohamed, notre chauffeur-guide pour la durée du safari, on file vers un camp privé au pied du Kilimandjaro. Premier contact avec les éléphants, nombreux dans le secteur. Au camp, 2 tentes, une pour le repas, et une pour nous deux. Le garde, le cuisinier et le chauffeur dorment un peu à l’écart. Lieu assez magique !
On part d’abord pour une marche de 3 heures dans la savane, sans rencontrer de gros nanimaux heureusement. Puis notre guide insiste pour visiter un village Masai (c’est le patron qui paie) – sensation extrêmement déplaisante car on n’est pas du style à s’extasier devant la misère. Si vous y allez abstenez-vous. Enfin, après un dîner exquis on part pour un game drive de nuit. 3 heures sans voir une seule lumière dans la noirceur de la nuit africaine, avec pour seule compagnie des éléphants et des zèbres pas très ravis de nous voir à cette heure tardive.
Départ à regrets du camp, où l’isolement ne nous a pas empêchés de dormir à poings fermés. En route pour Tarangire, premier parc national du voyage. Magnifique vallée couverte de baobabs, très peu fréquenté à cette saison. Superbes paysage, et outre de nombreux éléphants, girafes, autruches et antilopes, rencontre avec nos premiers lions, un couple qui vient s’abreuver à la rivière. Cette nuit là, ils viendront un peu trop près de la tente (cf message "retour de tanzanie").
Ce dessous la vallée de la Tarangire depuis notre camp de toile. Baobabs et acacias.
Il est pas mignon le ptit éléphanteau? 50 mètres après on se fera charger par un jeune mâle testant son courage. Dans ce cas on passe la 3eme et on fonce.
Nous voilà maintenant au Ngorongoro ("que c’est la 8eme merveille du monde" comme nous le répètera 45 fois Mohamed). Que des superlatifs, la plus grande caldeira non remplie par un lac, la plus forte concentration d’animaux et le seul endroit au monde où on peut observer les "Big five" (Rhino, éléphant, lion, léopard, buffle) hormis dans un zoo. Paysage inoubliable. Les lions et buffles sont tellement nombreux qu’on n’a pas vraiment à les chercher, les éléphants sont également bien visibles. Les rhinos sont plus rares (il n’en reste que 18 dans le cratère) – on observe une mère et son petit à la jumelle. Pas de léopard pour aujourd’hui mais on rencontre les premiers troupeaux de zèbres et de gnous.
Malgré les $80 de frais (entrée dans la zone protégée + dans le cratère) par personne il y a quand même du monde, je ne veux pas voir ça en haute saison ça doit gâcher la visite.
J'ai eu un peu de mal à trier les photos du Ngorongoro, il y en a au moins 30 qui mériteraient d'être sur le blog. Voici la dernière du jour, un petit groupe d'hippopotames.
En route vers le Serengeti, le plus grand parc national d’Afrique. La taille de 3 départements français et un des 2 derniers endroits au monde où les grands mammifères migrent en toute liberté. Seulement 4 hôtels de 50-75 chambres, ça donne une idée de leur isolement. Paysage désolé dans le sud, pourtant la saison des pluies vient juste de se terminer. Puis l’herbe devient plus longue et les arbres apparaissent dans la zone centrale. Sensation d’immensité, on est écrasés par ce paysage gigantesque. On passe 2 heures à chercher le léopard pour en voir un malheureux à 200 mètres dans un arbre. Le soir, le lodge est envahi par les babouins. Autour, un immense troupeau de gnous (1000 au moins) s’installe pour passer la nuit ("C’est le gnou, il migre" merci Mohamed). "Au milieu de la nature" est l’expression de circonstance.
Matin. Game drive de 5 heures. Un moment marquant du safari. 4 lionnes rentrent de leurs chasses nocturnes, grimpent à l’arbre. L’une redescend lorsque les gnous approchent, chasse à l’affût, puis rate sa cible. Puis on croise un léopard à 5 mètres, assez mécontent de nous voir d’après ses grognements.
Mohamed a eu un tuyau. Il roule une heure sur une piste à peine visible, puis on trouve le guépard. Il y a déjà une autre voiture. Le gros chat est en train de chasser. Il grimpe sur toutes les termitières pour scruter l’horizon. Les gazelles de Thomson abondent dans les environs et il n’a pas de mal à en trouver. Il lance sa course, mais part de trop loin et rate. On attend un bon moment, à le suivre à distance en hors piste. Il repère un autre groupe, s’approche en rampant, disparaît dans les hautes herbes, démarre à moins de 10 mètres de sa proie qui n’a aucune chance.
Grâce au super timing de Mohamed on arrive sur place 20 secondes après la capture de la proie – la gazelle n’est pas encore morte et tente même de s’échapper. Le guépard la saigne, puis il commence à la manger une fois qu’il est certain de sa mort. Le groupe de gazelles n’a même pas parcouru 200 mètres et elles broutent tranquillement comme si de rien n’était, et le gros chat semble bien petit dans l’immensité de la plaine. L’heure et demi passée à lui tenir compagnie (contre son gré) sera pour nous inoubliable.
Ci dessous la course du Guépard... On était à plus de 300 mètres mais les téléobjectifs ne sont pas mauvais...
Cette flemmarde n'a même pas daigné descendre de l'arbre le matin pour aller donner un coup de main à sa copine qui chassait le gnou (à 50m de l'arbre). A 18 heures elle est toujours là...
Pour le game drive du soir, on rencontre les colonnes d’herbivores migrateurs, des milliers de zèbres et gnous forment une longue colonne en direction des nouveaux pâturages…